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Née en banlieue du Val-de-Marne, Kelly Chery est une artiste contemporaine pluridisciplinaire dont la pratique explore les zones sensibles de la mémoire diasporique, de la transmission et des identités multiples. Elle est diplômée d’un Master en Recherche et Histoire de l’art contemporain à l’Université Panthéon–La Sorbonne (2019) et d’un DNSEP option Art à l’École européenne supérieure de l’image (EESI).

La découverte de la Martinique, terre natale de son père, constitue un tournant majeur dans son parcours. Cette immersion lui permet de renouer avec une culture longtemps fragmentée par l’assimilation. De ce retour aux origines naît Zetwal Zonbi, un documentaire présenté en mai 2024 à la Maison des Peuples et de la Paix à Angoulême, qui affirme son engagement envers la désassimilation, l’oralité et la visibilité des récits diasporiques.

En juin 2024, elle cofonde avec Maelle ADI le collectif Zone Grise, au sein duquel elle organise l’exposition Zone Grise : Récits de l’interstice au Bêta d’Angoulême. Elle y développe également des pièces performatives et scénographiques telles que Fatrà flé et Gran mé, où se mêlent gestes chorégraphiques, récit intime, objets collectés et archives reconstituées.

À l’été 2024, elle rejoint le Summer Programme du Grand Angoulême et y présente Poudre noire, une installation vidéo-sculpturale performative qui interroge les circulations diasporiques et les mémoires en devenir. À travers ces projets, Kelly tisse des liens entre Afrique de l’Ouest, Caraïbe et banlieue parisienne, construisant des espaces magico-futuristes, fragmentaires et sensibles.

En novembre 2024 et début 2025, elle s’envole pour Lomé afin de participer à la résidence de l’Atelier Ati, où elle approfondit son exploration des récits diasporiques. du Festival Art et mémoire (Ras Sankara Art Festival), mêlant performance, fresques murales et dispositifs expérimentaux. Elle enchaine le représentation au Togo et expositions (Art émmergence et Art imminence) en France.

Elle poursuit son travail en résidence à Can Serrat, en Catalogne, où elle développe San ko mwen ka volè, une autofiction afro-poétique qui explore les figures du zonbi, la mémoire fracturée, le marronnage afro–banlieuzo–caribéen et la réincarnation symbolique. Mobilisant écriture, vidéo, sculpture et performance, Kelly construit une œuvre à la fois intime et collective, traversée par les notions de trace, de futurités diasporiques et de résistance narrative.

En fin d'année 2025, elle intervient de nouveau au Togo pour plusieurs projets collaboratifs, avant de rejoindre en 2026 la résidence de création Villa Karo à Grand-Popo, au Bénin, où elle développe une nouvelle phase de sa recherche, centrée sur la cartographie sensible, la mer et les mémoires transmigratoires. La même année, elle intègre la Compagnie Filart, participant à la mise en place de projets performatifs et transdisciplinaires centrés sur la mémoire, le territoire et le récit corporel.

Atelier tressage à l'ARU, Basseau 2024

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Atelier peinture établissement primaire, Togo Lomé, 2024

Atelier danse performance, Lomé 2025